Claude Place

Je me définis depuis plus de 60 ans comme un photographe voyageur, inventeur d’images et art-sembleur.

Accoudé à la fenêtre de mon imaginaire, je suis mon premier spectateur et ma récompense est de partager ma sensibilité d’âme avec vous.

Je vous invite donc à embarquer pour ce voyage dans ma grande kermesse surréaliste pour, ensuite, vous engager à la découverte de votre propre imaginaire

PHOTOGRAPHE :

Je suis né à Lille en 1938 et après un apprentissage d’horticulteur, une école d’étalagiste et les Arts Appliqués à Beaune, nous sommes dans les années 60.

Je monte à Paris pour rentrer à l’ORTF et intégrer le GRI (Groupement de Recherche sur l’Image) sous la direction de Pierre Schaeffer.

J’y apprendrais la technique photographique proprement dite comme le cadrage, la composition mais aussi et surtout la persévérance, la patience et l’exigence de la recherche.

C’est à cette époque que j’ai choisi l’Art visuel, comme moyen d’expression.

En effet, la photographie fait partie de l’art visuel et si elle peut refléter la réalité, elle est aussi subjective car le photographe impose sa façon de voir et l’expose au jugement du « regardeur ».

VOYAGEUR :

En 69, je rejoins une équipe de journalistes licenciés de l’ORTF après les grèves de 68 pour faire un reportage autour du monde. Malheureusement, le sponsor se rétracte et l’expédition s’arrête à Rio faute de financement.

Je décide de rester en Amérique du Sud pour voyager au Brésil, Guyane, Colombie, Venezuela et Equateur et j’y séjournerai pendant 5 ans.

Là commencent les voyages « extérieurs » où j’irai à la rencontre des autres « PHOTOS N&B » et pendant les 5 ans de mon séjour, je ferai des « REPORTAGES » sur différents sujets comme les Jivaros, la vie dans une secte qui se cache la moitié du corps – les ensaqués- , la vie dans la forêt amazonienne ou sur les Iles Galapagos (très peu touristiques à cette époque).

Tous mes reportages seront publiés dans des revues comme Zoom ou l’Echo des Savanes.

Parallèlement, arrivent les voyages « intérieurs» lors d’initiations aux rites chamaniques avec la prise de champignons  hallucinogènes ou du yage.

De ces expériences, je garderai les couleurs, la luxuriance, la fantasmagorie et la création d’une série de DESSINS AUX FEUTRES ou « GRAFOTASMES »

En 1973, je rentre à Paris avec une centaine de têtes de poupées que j’ai achetées à une vieille femme sur un marché péruvien avec l’intuition que ça pourra toujours me servir…

Les COLLAGES TRADITIONNELS prennent alors place dans mon travail créatif : sur la base de photos personnelles, en superposant plusieurs diapositives, je masque les imperfections, en collant des découpages pris dans les magazines.

Détail important qui souligne l’exigence que je souhaite apporter à la finition de mes créations, je colorie le bord du découpage de la couleur du fond sur lequel il va être posé.

Cette exigence et le sens du détail sont toujours présents aujourd’hui et c’est ce qui rend d’après les critiques, mes créations si « denses et si minutieusement élaborées ».

De plus, Alain Bourbonnais, fondateur de la Fabuloserie, m’apprend que mes dessins aux feutres rejoignent le courant de  l’Art Brut.

Mais je n’ai jamais entendu parler d’ART BRUT et pour m’informer et informer les autres, car au début des années 80 l’Art Brut n’est pas connu du grand public, je parviens à trouver un financement auprès de FR3 Dijon pour réaliser 3 émissions d’une heure sur ces artistes.

Attention Art Brut – Béton Charmeur – Pour un Art Populaire : cela va des nains de jardins jusqu’au Facteur Cheval…

Pour information :

L’Art Brut défini par Jean Dubuffet est souvent appelé Art Hors les Normes ou Art Singulier et pour en voir une représentation exceptionnelle, vous pouvez vous rendre à Dicy dans l’Yonne visiter la Fabuloserie.

ART-SEMBLEUR :

Suite à la réalisation de ces émissions, je m’oriente vers l’art-semblage ou collage en volume avec des objets de récupération et vous vous souvenez des têtes de poupées achetées à la vieille femme : elles réapparaissent soudain au milieu de beaucoup d’autres objets récupérés depuis pour alimenter le stock !

Dans les années 80, avec Internet, plus besoin de recherches dans les magazines, plus de découpages fastidieux d’éléments rangés dans des tiroirs par catégorie, couleur et formes : tout est à portée de main et d’yeux !

Dès lors, je me définirai comme un INVENTEUR D’IMAGES.

Pas d’idées préconçues au départ d’une œuvre, un beau fond (photo personnelle et quelques éléments glanés ici ou là) et l’extravagance créative alimente le voyage.

Pas ou peu de titres non plus aux œuvres pour laisser le spectateur libre d’entrer en résonance avec son propre imaginaire.

Quelques séries cependant comme :

  • LES CONTES A ÉCRIRE,
  • LES PORTRAITS DE FAMILLE
  • SCÈNES DE LA VIE QUOTIDIENNE SUR LA PLANETE AZYLUM ou la planète PLACE 1938

La diversité et même la disparité de styles, d’inspirations, de supports et d’encadrements rendent parfois mon oeuvre un peu déroutante mais c’est une démarche que je revendique. Pour la technique et les supports, les fichiers numériques sont envoyés en ligne à une entreprise spécialisée qui les imprime sur toile ou alu Dibond.

A partir des années 2010, résidant dans la Nièvre où j’ai emménagé pour communier avec la nature après de long séjours en ville, j’effectue de nombreux voyages d’agrément (Afrique du sud, Réunion, Ile Maurice – Inde – Chili, Costa Rica, Colombie, Cuba, Mexique, Pérou – Maroc, Espagne, Portugal) et me rends au devant des habitants pour immortaliser des scènes de la vie quotidienne qui sont rassemblées sous le terme les « GENS D’AILLEURS »

Voici quelques commentaires d’amateurs qui résument bien mes créations :

« vous vous situez entre Dali et Alice au pays des merveilles »

« vos collages numériques sont nourris de voyages, de magie et de fantastique »

« travail protéiforme dans de nombreuses époques et tous les aspects que prend son travail : collages, collages en volume, compositions numériques, mail-art, dessins aux feutres ! »

« Le collage, c’est la liberté d’inventer des univers, des images, de faire se rencontrer dans l’imaginaire ce qui n’aurait pu être rassemblé dans le réel.

C’est foisonnant, plus coloré c’est impossible, follement créatif »

La magie et le fantastique correspondent tout à fait à l’influence surréaliste dont je m’inspire et qui me permet de m’exprimer en toute liberté dans des mondes où les codes et la bienséance sont abolis.

Je participe à de nombreuses expositions collectives ou personnelles dont vous trouverez les AFFICHES et peut vous recevoir et vous faire visiter mon atelier galerie sur rendez-vous CONTACT .

Alors bienvenue dans mon univers !